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07 Feb

LES DEUX 6 FEVRIER (II)

Publié par pikkendorff  - Catégories :  #Politique-Société, #Histoire-Culture

 6 FEVRIER 1945

LES DEUX 6 FEVRIER (II)

Les derniers coups de feu continuent de briller

Dans le jour indistinct où sont tombés les nôtres.

Sur onze ans de retard, serai-je donc des vôtres ?

Je pense à vous ce soir, ô morts de Février.

 

Robert Brasillach, 5 février 1945

(poèmes de Fresnes)

LES DEUX 6 FEVRIER (II)

Le 6 février 1945, à l'age de 35 ans, Robert Brasillach tombait sous les balles d'un peloton d'exécution.

Quel était son crime ? Avait ils porté les armes contre la France ? Avait-il divulgué des secrets militaires à l'ennemi ?Rien de tout cela : journaliste, il avait simplement exprimé ses opinions. Je précise tout de suite que la lecture de certains de ses articles de « Je suis partout » m'ont profondément révoltés car je ne partage pas ses dernières orientations politiques et je ne viens sûrement pas faire l'apologie des options politiques de Brasillach. Il n'en demeure pas moins que j'aime son œuvre littéraire, ses romans, ses poémes, ses essais. J'aime la conquérante, le marchand d'oiseaux, l'enfant de la nuit, comme le temps passe..

Une partie de l'oeuvre littéraire de Robert Brasillach.
Une partie de l'oeuvre littéraire de Robert Brasillach.
Une partie de l'oeuvre littéraire de Robert Brasillach.
Une partie de l'oeuvre littéraire de Robert Brasillach.
Une partie de l'oeuvre littéraire de Robert Brasillach.
Une partie de l'oeuvre littéraire de Robert Brasillach.
Une partie de l'oeuvre littéraire de Robert Brasillach.
Une partie de l'oeuvre littéraire de Robert Brasillach.
Une partie de l'oeuvre littéraire de Robert Brasillach.
Une partie de l'oeuvre littéraire de Robert Brasillach.
Une partie de l'oeuvre littéraire de Robert Brasillach.
Une partie de l'oeuvre littéraire de Robert Brasillach.

Une partie de l'oeuvre littéraire de Robert Brasillach.

Du reste j'apprécie tout autant les poèmes de Louis Aragon qui, lui aussi aurait pu être accusé de trahir la France par ses positions communistes quand nos soldats luttaient contre les armées communistes en Indochine et quand, par solidarité de parti, il était complices de ces ouvrières communistes des arsenaux qui sabotaient les grenades en remplaçant les charges explosives par des tracts pro Viet-Minh.

(Lire l'encadré ci-dessous)

 

Le communisme de la première guerre froide

Suivant les directives formulées en novembre 1949 par le Kominform, le PCF renoue également avec le pacifisme traditionnel de la gauche depuis la fin du XIXe siècle à travers le mouvement pour la paix et l’appel de Stockholm. Outre l’opposition à l’arme atomique, il concentre ses attaques sur la « sale guerre » d’Indochine 47, en défendant la lutte du Viêt-Minh et en dénonçant notamment les exactions prêtées aux soldats du corps expéditionnaire français à travers des livres et des articles de journaux, en manifestant dans les gares contre le départ de trains de matériel, en incitant les dockers à freiner le fret à destination des troupes combattant en Asie. À l’intérieur de l’armée, l’influence du PCF ne s’exerce que sur certains éléments du contingent en métropole, quelques actions de sabotage, d’évasion de prisonniers et de renseignement au profit du Viêt-Minh étant cependant menées de façon marginale 48.

47  Se reporter à ce propos à la thèse d’Alain Ruscio, Les communistes français et la guerre d’Indochi (...)
48  Voir : Courtois (Stéphane), Lazar (Marc), op.cit., p. 284 et suivantes.

Tiré de la très sérieuse  et très officielle Revue Historique des Armées
https://rha.revues.org/7576

 


 


 


 

 

En fait, Brasillach n'a été coupable que d'un délit d'opinion – délit inexistant alors en droit français -

 

Mais nous savions déjà que pour la République le talent quel qu'il soit n'entre pas en ligne de compte pour qui ne se plie pas à son idéologie. Ce fût le cas pour Lavoisier, guillotiné en 1794 au sujet duquel, le président du tribunal révolutionnaire avait déclaré : « La République n'a pas besoin de savants, ni de chimistes »

Pourtant la dite République se réclame de la déclaration des droits de l'homme de 1789 qui proclame la liberté d'expression son article 10 :

Art. 10. Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi.

Pour se mettre en conformité avec cette déclaration, elle tripatouille la notion d'ordre public et multiplie les rois restrictives de liberté. Elle ment sur l'histoire, elle interdit des opinions non conformes.

Pourquoi 62 ans après évoquer la mort de Brasillach ?

 

Tout simplement pour illustrer l'encadrement de la pensée qui, par d'autres moyens, continue la politique de Robespierre et de la Terreur : le nombre de procès faits à ses opposants, la multiplication de création de délits pour limiter le droit d'expression constituent « une guillotine douce ». Mais n'ayons pas d'illusion, elle n'hésitera pas à remettre en service la véritable guillotine le cas échéant. Le cas de Brasillach est sur ce plan exemplaire

 

Sommes nous déjà en 1984 ou sur le point d'y parvenir ?

Il s'agit, bien sûr, du 1984 de George Orwell ...

 

 

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