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07 Feb

Roumanie: Manifestation contre la corruption politique

Publié par pikkendorff  - Catégories :  #Politique-Société

Nous venons d'évoquer le souvenir du 6 février 1934 et la sanglante répression ordonnée par le gouvernement républicain. Dans cet article nous déplorions l'apathie des français face à la répétition des affaires.

Les roumains, eux, pour des motifs similaires, n'ont pas hésité à descendre dans la rue...

Nous reproduisons ci-dessous un article du Figaro résumant la situation.

Dans un prochain article nous tenterons d'expliquer pourquoi les français admettent la corruption, la prévarication en un mot la profonde décomposition du monde politique et pourquoi ils ne se mobilisent pas comme le font les peuples de Roumanie

Nouvelles manifestations en Roumanie

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Une foule de manifestants s'est à nouveau rassemblée devant le siège du gouvernement à Bucarest, dimanche soir.

 

Malgré le retrait, dimanche, d'un décret qui aurait permis à des hommes politiques d'échapper à la justice, un demi-million de Roumains ont à nouveau manifesté dans la soirée, réclamant la démission du gouvernement.

Un demi-million de Roumains ont manifesté dimanche soir, plus nombreux que jamais à exprimer leur mécontentement vis-à-vis du gouvernement qui a pourtant battu en retraite et retiré un décret sur la corruption à l'origine de la contestation.

»  VIDÉO - Roumanie: abrogation du décret sur la corruption

Pour la sixième journée consécutive de manifestation, la mobilisation a battu un nouveau record : ils étaient environ 250.000 à Bucarest, sur la place de la Victoire, siège du gouvernement, et autant dans une cinquantaine de villes à travers ce pays de 20 millions d'habitants. Les jeunes urbains, venus souvent manifester en famille, ont fourni le gros des troupes à ces rassemblements.

"Démission" et "Voleurs", ont-ils scandé dans la capitale, en brandissant des drapeaux aux couleurs nationales et des bannières étoilées de l'Union européenne.

L'exécutif social-démocrate a pourtant capitulé sur un point crucial pour les manifestants, en abrogeant le décret d'urgence qui aurait permis à des hommes politiques d'échapper à la justice. Ce texte a donné lieu au plus grand mouvement de contestation populaire depuis la chute du communisme.

» Roumanie : le pouvoir prêt à lâcher du lest

Critiqué pour avoir fait adopter cette révision du code pénal par décret, laissant de côté le parlement, le Premier ministre Sorin Grindeanu a promis de "rapidement ouvrir des débats publics avec tous les partis politiques et avec la société civile".

M. Grindeanu, en place depuis un mois, a exclu de démissionner, déclarant, lors d'une interview télévisée, avoir "une responsabilité envers les gens qui ont voté" pour son parti lors des législatives du 11 décembre.

Le chef du parti social-démocrate (PSD), Liviu Dragnea, a durci le ton dimanche soir : "si les manifestations continuent après l'abrogation de ce décret, il deviendra clair qu'il s'agit d'un plan ourdi après les élections législatives" de décembre pour faire chuter le gouvernement, a-t-il avancé.

Le texte initial adopté par le gouvernement mardi réduisait sensiblement les peines encourues pour abus de pouvoir et introduisait un seuil minimum de préjudice de 200.000 lei (44.000 euros) pour entamer des poursuites dans la plupart des affaires de corruption. Il faisait craindre à ses détracteurs une régression de la lutte contre la corruption qui s'est intensifiée ces dernières années en Roumanie.
Le gouvernement avait affirmé que sa motivation avait été de mettre le code pénal en conformité avec la Constitution et de désengorger les prisons.

Mais selon ses détracteurs, son intention aurait été de mettre à l'abri de la justice M. Dragnea, actuellement en procès dans une affaire d'emplois fictifs. La Commission européenne et le département d'État américain avaient exprimé leur préoccupation.
Le chef des sociaux-démocrates, qui s'est déjà vu infliger deux ans de prison avec sursis dans un précédent dossier, s'est défendu d'être l'un des bénéficiaires du décret, dénonçant une campagne de désinformation.

Le gouvernement a par ailleurs transmis cette semaine au parlement un projet de loi, également critiqué, visant à gracier 2.500 détenus, dont certains pourraient être des élus condamnés.

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