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19 Jun

La Cristallerie de Baccarat en passe d'être rachetée par les chinois

Publié par pikkendorff  - Catégories :  #Politique-Société, #LORRAINE, #Economie, #Finance

 

La cristallerie de Baccarat. Une des fiertés des lorrains tant elle évoque le savoir faire, qu'il soit technique ou artistique, le bon goût français.

Français ? Le 2 juin 2017, Le fond Chinois Fortune Fountain Capital (FFC) a signé une promesse irrévocable d'achat de la part du capital actuellement détenue par les fonds américains Starwood et L Catterton pour acquérir leur participation d'environ 88,8% dans Baccarat.

Sitôt l'opération réalisée, il prévoit de lancer une OPA sur les 11% restant du capital de l'entreprise,

Vous me direz : « si les chinois apportent les capitaux dont les entreprises françaises ont besoin, c’est plutôt bénéfique pour la France ! »

Eh bien non, ce n'est pas bénéfique. Le temps des « petits chinois » pour le bol de riz desquels on quêtait dans mon enfance est bien révolu. Celui de la grande révolution prolétarienne (无产阶级文化大革命) des gardes rouges également, aujourd'hui, les chinois sont devenus de redoutables hommes d'affaires sans scrupule qui n'ont gardé de la révolution prolétarienne que le coté expansionniste mondial. C'est ainsi que le Parti Communiste Chinois transforme la devise prolétaires de tous pays, unissez vous » en « Capitalistes de tous pays, unissez vous » !

Ce n'est pas bénéfique car, à l'instar de ce qui se passe pour l'Aéroport de Toulouse-Blagnac (racheté seulement à 49,9%) les actionnaires chinois risquent fort de s'attribuer des dividendes interdisant une politique d'investissement et même s'attribuer les réserves (voir encadré ci-dessous).

       Comment les chinois veulent s'emparer
du pactole de l'Aéroport de Toulouse-Blagnac (ATB)


En avril 2015, l'aéroport de Toulouse-Blagnac a fait l'objet d'une privatisation partielle destinée à réduire le déficit de la République (Emmanuel Macron étant ministre de l'économie...) au cours de laquelle 49,99 % des parts ont été cédées au groupe chinois Casil Europe.Les investisseurs chinois ont été préférés par le gouvernement aux investisseurs français : Aéroport de Paris et Vinci.Les autres actionnaires sont l’état (10,1%) et les collectivités locales.

Jusqu'à cette entrée au capital, le résultat d'exploitation était de l'ordre de
5 millions d'euros et il était de règle de le répartir à 50% pour les actionnaires, le reste faisant l'objet d'une mise en réserve en vue d'investissements futurs. Au fil des exercices, cette réserve avait atteint en 2015 la somme de 67 millions d'euros.

Un an et demi après leur entrée au capital, les actionnaires chinois ont eu la prétention de réclamer une distribution de dividendes de 50 millions d'euros. On peut sans doute penser que, n'étant pas majoritaires, leur volonté n'aurait pas été acceptée par l'assemblée générale:pour cela il aurait suffit que l'Etat et les collectivités locales soient unanimes dans le refus... Mais c'est bien là que réside la difficulté : tous ces actionnaires là ne sont pas unis. Certains prétendent même que l'Etat aurait conclu un pacte secret par lequel, pendant douze ans il ne s'opposerait pas  aux actionnaires chinois. Bien sûr, rien n'est prouvé mais ce n'est pas forcément impossible !

Finalement, devant la levée de boucliers dans la Ville Rose, et sans doute aussi de l'approche de l'élection présidentielle à laquelle se préparait un futur candidat bien impliqué dans ce dossier, les Chinois ont réduit les dividendes sollicités à 17 millions d'euros (ce qui rapporté à un résultat d'exploitation de l'ordre de5 millions d'euros) démontre bien que les réserves commencent à être pillées...

 

Ces sommes ne resteront donc pas en France et c'est le pays qui s'appauvrit. Nous savons bien que la situation antérieure n'était guère meilleure puisque cette partie du capital était détenue par des fonds de pension américains. Sans doute mais si une volonté nationale se faisait jour, les capitaux pourraient être trouvés en France au lieu d'être envoyés à l'étranger, souvent même pour financer l'économie de pays qui rachètent nos usines et nos immeubles. Regardez la composition de la plupart des fonds communs de placement et des SICAV que vous proposent vos banques : vous serez édifiés !

Mais là n'est pas le seul danger de cette opération : Étant très largement majoritaire, la société chinoise deviendra propriétaire de toutes les immobilisations : corporelles et incorporelles. Et parmi celles-ci, les brevets, et les marques.

Malgré les déclarations sur le développement de l'entreprise au plan local, la promesse de maintien de la directrice-générale à son poste, il y a tout à redouter que, une fois le savoir faire acquis, des unités de production concurrentes soit installées en Chine, là où le prix de la main d’œuvre est particulièrement bas. Il ne s'agira pas d'une délocalisation mais de la mort des Cristalleries de Baccarat qui ne pourront se mesurer aux produits chinois produits à moindres coûts.

Quelle leçon tirer de tout cela ? Car Toulouse-Blagnac et Baccarat ne sont pas des cas isolés. Le rachat de tout ce qui est générateur de profits se généralise. Déjà, en 2011, un quart des bars-tabac parisiens étaient contrôlés par l'économie chinoise. Fin 2012 une trentaine de domaine viticole du bordelais avaient été rachetés ainsi qu'un gros négociant en vin (à hauteur de 70%), DIVA Bordeaux.

 

Tous les secteurs sont concernés, y compris très largement celui de l'immobilier. Voici une carte publiée il y a deux ans par le site « 20 minutes »:

 

Mais quel est le but de tous ces achats, qui ne concernent pas seulement la France mais toute l'Europe (les américains ont, eux, des mesures protectionnistes qui défendent un peu leur marché, sauf en matière immobilière) ?

Si on en croit les analystes, il s’agit de satisfaire une classe moyenne en Chine, à réemployer les énormes capitaux amassés.

Mais on peut aussi penser qu'il s'agit là d'une véritable stratégie offensive belliqueuse.N'oublions pas qu'ils ont été abreuvés des écrits de Mao Tse toung, lui qui écrivait dans « La guerre révolutionnaire : « On ne rogne pas le pied pour l'adapter à la chaussure mais on rogne la chaussure pour l'adapter au pied ». Ce langage imagé voulant dire qu'il faut que la guerre que l'on fait s'adapte à celle qui est menée par l'adversaire. Si la guerre révolutionnaire a connu des succès dans les pays du tiers monde, elle n'a eu aucun efficacité dans le monde occidental. Aussi, le pragmatisme chinois s'est-il adapté à la guerre, initiée par les États-Unis, qui est une guerre économique.

Et notre manque de réaction s'explique par la pensée de Lénine : «« Les capitalistes nous vendrons la corde avec laquelle nous les pendrons » . Et ce n'est pas la République, surtout aujourd'hui, qui nous armera pour cette guerre.

Notre pays se trouve confronté à deux guerres simultanément :

  • En haut, la prise du contrôle de notre économie par la Chine

  • En bas, l'invasion douce par les « migrants » qui, est une agression cachée de l'Islam, les attentats n'étant en fait qu'un épiphénomène.

En fait, dans les deux cas, nous sommes victime du capitalisme, ou du libéralisme, appelez-le comme vous voudrez, en tout cas une version moderne du veau d'or

Pris entre ces deux luttes,  les Français sauront ils réagir ?


 

La Cristallerie de Baccarat en passe d'être rachetée par les chinois
La Cristallerie de Baccarat en passe d'être rachetée par les chinois
La Cristallerie de Baccarat en passe d'être rachetée par les chinois
La Cristallerie de Baccarat en passe d'être rachetée par les chinois
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