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16 Jun

Les corporeations de métiers

Publié par pikkendorff  - Catégories :  #Royalisme, #Politique-Société, #Histoire-Culture, #Economie, #Finance, #Question sociale

Alors que le souci de la politique sociale est au coeur des voeux des français, alors que des menaces planent sur l'avenir de la protection des travailleurs, alors que notre industrie est délocalisée ou racheté par l'étranger, alors que la finance prime sur le sort des travailleurs, il nous a semblè utile de revoir l'organisation du travail démantelée par la révolution de 1789.

Nous vous proposons en introduction une très belle et très documenté vidéo de la SACR TV, Puis un article du Groupement d'Action Royaliste publié sur le site de la  Phalange Saint-Martial

Regardez, lisez et méditez sur les institutions que nous appelons de nos voeux

 

Les corporations de métiers

ou la patrie des travailleurs

 

 I. Le travail :

L’organisation du travail faisait le bien-être et la liberté d’un homme dans l’ancienne France. L’administration bien établie, juste et assez décentralisée, a codifié les coutumes pour chaque commune dans le Livre des Métiers d’Étienne Boileau dès 1268, premier grand prévôt de Paris sous Louis IX, le saint roi.

GAR4

II. Le corporatisme :

La corporation est ce qui nous fait entrer plus amplement dans la communauté par l’apprentissage, ainsi que dans les devoirs et les droits de l’individu. L’autorité du maître y est respectée, chacun est à sa place avec ses diverses responsabilités, tout le monde peut se connaître personnellement et savoir par ailleurs les capacités et les mérites de chacun au quotidien.
On s’y faisait membre d’une communauté de travail (artisan, commerçant, ouvrier…) et on se savait utile au sein de ce vaste syndicat des corporations, et comme le commente la revue du Groupe d’action royaliste :

«Il (le travailleur) se savait appuyé, défendu, et il l’était en effet, comme l’homme d’Église se sentait soutenu par l’Évêque, l’homme de loi par le Parlement, et le clerc par l’Université.»
G.A.R.

La société se retrouve ainsi unie et organisée par le travail, dans une juste mesure, sans oppositions fallacieuses et binaires libéralo-marxistes qu’elle soit ouvrière, féministe ou antiraciste… Le citoyen pouvait lentement remonter la hiérarchie jusqu’au roi lui-même en ces temps féodaux. Tout y est pour une saine économie sociale : on retrouve l’apprenti défendu contre sa propre étourderie et contre tout abus à son encontre (licenciement, injuste salaire…).

«La corporation a été la patrie chérie de l’artisan ; la royauté, sa tutrice vigilante ; l’art son guide et son maître. La corporation lui a permis de grandir…La royauté, en le protégeant et en le soumettant à ses lois, a créé la grande industrie et l’a fait lui-même, de bourgeois d’une commune, citoyen d’un grand royaume. (…) La corporation a été la sauvegarde et la tutrice de l’industrie. Elle a enseigné au peuple à se gouverner lui-même. Elle a fait plus ; elle a donné aux artisans des dignités, la science et le goût du métier, les secours d’argent, les joies de la fraternité dans le sens étendu du mot, par ses fêtes, ses réceptions, ses examens. Elle a été la grande affaire des petites gens, la source de leurs plaisirs, l’intérêt de toute leur vie.»
Pierre-Émile Levasseur (historien économiste) – Histoire des classes ouvrières.

III. La commune comme petite société charnelle :

La commune est une petite institution locale, mais ô combien importante dans une France rénovée, une petite échelle où une «démocratie» organique peut encore être appliquée. Le principe d’association, corporatif, et le «droit de vote» y sont facilement plus forts et plus libres.

«Chaque corps de métier constituait un petit État avec ses lois, ses rites, ses fêtes religieuses, et jours chômés, ses bannières, fêtes et processions, sa «sécurité sociale», ses formes de retraite, ses hôpitaux, enfin son organisation propre, autonome et fraternelle. Les malades, les veuves, les orphelins étaient sous la protection des chefs du métier qui s’en occupaient comme de leur propre famille.»
G.A.R.

L’ordre moral et le politique se sont aussi chargés de cadrer le milieu du travail via le royaume et l’Église qui plus est.

«Nous avons connu cette piété de l’ouvrage bien fait, poussée, maintenue jusqu’à ses plus extrêmes exigences. J’ai vu toute mon enfance rempailler des chaises exactement du même esprit et du même cœur, et de la même main, que ce même peuple avait taillé des cathédrales.»
Charles Péguy – L’argent.

 

IV. La subversion de 1789, ou le libéralisme économique contre le peuple :

La révolution libéralo-capitaliste représentée par les agents de la haute finance majoritairement judéo-protestante et maçonne, va d’entrée de jeu s’attaquer aux corporations pour mieux avilir les pauvres.
Le Bien commun a été directement trahi par le décret d’Allarde du 2-17 mars 1791 qui déclare la corporation comme «propriété nationale», sans aucune constitution organique et subsidiaire, c’est-à-dire quand le nouvel État jacobin faisait simplement main basse sur les milliards des communes et des corporations à leur seul profit.
Suite à cet affaiblissement des corporations de métiers vient le décret du franc-maçon Le Chapelier le 14-17 juin 1791 interdisant directement aux hommes de se rassembler en corporation de travail.

«Sous l’Ancien Régime, les lois de l’Église garantissaient au travailleur 90 jours de repos (52 dimanches et 38 jours fériés) pendant lesquels il était strictement défendu de travailler. C’était le grand crime du catholicisme, la cause principale de l’irréligion de la bourgeoisie industrielle et commerçante. Sous la Révolution, dès qu’elle fut maîtresse, elle abolit les jours fériés, et remplaça la semaine de sept jours par celle de dix afin que le peuple n’eût plus qu’un jour de repos sur dix. Elle affranchit les ouvriers du joug de l’Église pour mieux les soumettre au joug du travail.»
Paul Lafargue (anarchiste) – Le droit à la paresse.

«La révolution faite au nom du peuple a appauvri les pauvres et enrichi les riches.»
René Sédillot – Le coût de la Révolution.

La république antisociale a chamboulé l’embryon constructif de la France médiévale. En même temps, la société moderne repose également sur ces acquis précédents, qu’elle a parfois développés (grâce à l’action des catholiques sociaux tels que Albert de Mun) parfois trahis (le libéralisme plus que le socialisme quoique tout deux matérialistes) ; quoi qu’il en soit, ce système de développement n’aurait jamais vu le jour sans cet héritage apporté par l’organisation du travail monarchique. On ne refera jamais exactement la même chose qu’une période donnée, comme étant absolutisée, figée, et même sclérosée, mais il faut s’inspirer du mieux pour rebâtir le lendemain, bien que l’ancienne corporation eut ses avantages comme ses abus à certaines périodes… Ce modèle corporatif n’aura été retrouvé en France qu’avec l’intermède de l’État français du Maréchal Pétain à titre informatif.

Nous n’attendons rien de cette Ve République décadente, car nous savons qu’elle est de mauvaise foi, noyée dans de faux principes, et ne changera jamais ses positions, mais dans un État restauré, un Ordre nouveau peut très bien s’inspirer de ces éléments royaux pour un renouveau social.

«La Royauté a toujours été la patronne des classes ouvrières.»
Comte de Chambord.

 

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