Monseigneur le comte de Paris: Les Français ont-ils encore la volonté d’être libres ?

par pikkendorff  -  8 Juin 2017, 21:27  -  #Royalisme, #Politique-Société, #Familles royales

 

 

Les Français ont-ils encore la volonté d’être libres ou préfèrent-ils, ancrés au loin dans la baie, contempler tristement le rivage de la liberté ? Nos concitoyens observent les vains combats des partis qui se partagent le gâteau France. Accablés par tant d’insanités. Ils s’agacent, grognent, vilipendent. Mais ont-ils encore les moyens de faire des choix responsables ? On leur a enlevé leurs frontières. Dans les gares, près du tunnel sous la Manche, autour des aéroports, on a établi des camps dans lesquels sont concentrés les indésirables et les sans identités. On a supprimé le droit de choisir une politique. On transformera bientôt les élus du peuple en fonctionnaires aux ordres de Bruxelles, payés à ne rien faire. Certains préfèrent être le premier dans leur Village que le dernier à Rome. Parfois, le village est convoité par des brigands qui veulent en faire leur repaire. Celui qui voulut être le premier du village voit deux choix s’offrir à lui : il combat seul les brigands, au risque de se faire tuer tant ils sont nombreux ; ou il négocie avec l’ennemi et se met à leur service, soumis mais vivant. Si l’on y réfléchit, il existe une troisième solution : quitter le village pour un ailleurs à conquérir. Cet ailleurs peut être un territoire réel ou l’intérieur de soi-même, pour devenir un être meilleur capable de gouverner son existence plutôt que de la subir.

 

 

On oublie trop souvent que la liberté n‘est pas un simple « laisser faire». La liberté commence là où finit celle de l’autre, mais elle débute aussi lorsque l’on s’en montre digne et responsable. Cela s’apprend. Dans le domaine éducatif, certains parents confondent parfois permissivité et liberté. Ils peuvent alors Faire l’impasse sur une nécessaire Fermeté. Une jeune plante a besoin de tuteur pour croître droit. S’il n’existe aucun axe de référence. le tronc risque de gauchir et il sera alors trop tard pour le redresser. Notre démocratie exsangue a perdu le sens du respect du juste, du beau et du bien. La société se laisse guider en inconsciente aveugle par la dictature du politiquement correct. Il est de notre devoir à tous de ne pas laisser notre pays sombrer, de ne pas rester sans réagir face à la catastrophe, de nous lever et de résister. Souvenons-nous des mots de la poétesse Ella Wheeler Wilcox: « Pécher par le silence quand ils devraient protester, transforme les hommes en lâches. »

 

Notre civilisation est un corpus de coutumes, de cultures et d’apprentissages. Toute civilisation s’appuie sur la tradition, qui est à son tour poussée par le temps, telles les vagues de l’océan. La tradition se forge au fil de l’expérience, de la connaissance, et progresse vers le haut pour ne pas dépérir. Si nous prenons l’exemple de l’agriculture ou des arts, les canons du beau et du juste évoluent, strate après strate, au fil des siècles. L’axe des valeurs demeure un tronc immuable mais celui-ci plonge ses racines dans l’apprentissage de chacun. C’est ainsi que se forge un lien avec le cosmos, dans la part insondable de l’âme et de l’esprit de chaque être, dont la somme. a forgé notre civilisation judéo-chrétienne. Aujourd’hui, nous subissons plus que nous ne le vivons l’action de scarabées, les lucanes cerf-volant. Ceux-ci grignotent le tronc de notre civilisation jusqu’à ce qu’il risque de s’effondrer en poussière. Nous avons beau hurler, ils poursuivent leur sombre entreprise. puisque ces Scarabées sont sourds, aveugles et muets.

 

 

Notre époque devient triste, laide et asphyxiante. Peu s‘y reconnaissent et beaucoup attendent encore un miracle. Le progrès et le mondialisme ont métamorphosé nos existences, mais ne servent qu’une caste de plus en plus riche tandis que les peuples qui produisent les richesses deviennent de plus en plus pauvres, quand ils ne se retrouvent pas encore davantage précarisés par le chômage. Au-delà des grands discours généreux, l’exploitation des peuples ne semble guère émouvoir les dirigeants de la planète.

Le progrès pour le progrès, la société de consommation, l’ère du Kleenex jetable… tel est notre monde. Nous sommes asservis par de monstrueuses bulles qui nous éclatent à la figure, fissurant chaque jour un peu plus les liens sociaux et économiques. Les acteurs politiques nationaux ne peuvent apporter de solution car ils sont privés du droit de prendre une décision sans demander la permission à des instances supérieures coupées de toute réalité humaine. Des instances qui sont elles-mêmes tenues en sous-main par des groupes d’intérêts, des lobbies financiers et industriels. Quelqu’un osera-t-il nier que le monde politique a désormais perdu sa dernière trace d’humanité, et par la même occasion le sens du service de la France et des Français ? Les gens de la rue, les peuples de France ressentent cette situation dans leur chair et ne sont plus dupes depuis longtemps.

Monseigneur le comte de Paris, de jure Henri VII de France

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