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27 Oct

Le doyen des Vosges royales honoré par Vosges matin

Publié par pikkendorff  - Catégories :  #Armée, #Politique-Société, #Actualité, #Histoire-Culture, #LORRAINE, #VOSGES

Nous le connaissons bien : c'est un fidèle de nos réunions. Il est d'une extrême discrétion et

beaucoup d'entre nous seront surpris de connaître cet épisode de sa vie.

Le bruit des balles qu'il entendait pour la première fois le suivra tout au long de sa carrière militaire.

Lisez donc l'article publié par Vosges matin...

Photo Vosges Matin

Photo Vosges Matin

À 87 ans, Michel entend encore le sifflement des balles de cette journée gravée à jamais dans sa mémoire. Avec Éloi, son père, ils ont failli être tués par les soldats allemands.

 

Le baptême du feu d’un gamin de 14 ans. C’est l’histoire incroyable qu’ont vécu Éloi Henry et son fils Michel, le 18 septembre 1944.

Les deux hommes partent alors de Clézentaine pour se rendre en forêt à la cueillette de champignons, lorsqu’ils aperçoivent une patrouille des Forces françaises de l’intérieur (ou FFI, maquisards français).

Composée d’une « sizaine » (soit six hommes) qui progresse, dans le fossé bordant la route qui va à Fauconcourt, la sizaine se replie et informe les deux cueilleurs de champignons de la présence d’Allemands à proximité.

Éloi Henry se dirige alors vers la crête et aussitôt, des rafales d’armes automatiques (MG 42) se déclenchent autour des deux civils, dans un vacarme assourdissant. Le bruit des balles dans les feuillages et les échos de tirs les terrorisent.

Effrayé, le jeune Michel franchit les clôtures barbelées et se réfugie dans la forêt. Mais le bang supersonique du passage des balles au-dessus de sa tête l’impressionne et lui fait peur. Il pense que les tirs viennent de toutes parts et finit par quitter le bois, pour rejoindre Éloi plus loin. Quand les tirs cessent, les deux hommes rentrent à Clézentaine à travers le bois du Curé et la clairière de Morgolon.

Une balle de pistolet dans l’œil

Michel raconte la suite de cette histoire qui l’a profondément marqué. « Arrivés au village, Éloi et moi croisons la camionnette découverte des maquisards à bord de laquelle se trouve la sizaine ». Dont Jean Boura.

« La patrouille remonte, certainement en observation, lorsque la balle d’un Allemand atteint Jean à la cuisse. Ses camarades foncent se mettre à l’abri et Jean Boura reste seul dans le pré. Les soldats allemands se rapprochent de lui, et l’achèvent d’une balle de pistolet dans l’œil ».

 

Jean Boura, tué par les soldats allemands

Jean Boura n’est pas décédé de ses blessures, mais tué par les soldats allemands. C’est le récit de deux villageois, Éloi, maréchal-ferrant à Clézentaine, et son fils Michel alors âgé de 14 ans, qui ont vécu une triste aventure, par laquelle ils ont été profondément marqués. Né le 1er  mars 1919, à Rambervillers, Jean Boura est mort le 18 septembre 1944, à l’âge de 25 ans. Sur la stèle blanche qui lui est dédiée, dans un petit enclos situé entre Fauconcourt et Clézentaine, un hommage lui est consacré chaque année, fin septembre, avec dépôt de gerbes par des personnalités civiles et militaires vosgiennes. Et toujours avec un membre de sa famille.

On peut lire sur sa stèle : « Passant, souviens-toi, qu’ici, le 18 septembre 1944, le FFI Jean Boura blessé au combat, a été assassiné par les Allemands, victime de son amour pour son pays ».

 

 

 

 

 

 

                Michel HENRY                       Fête de Camerone

    Association des Anciens de la Légion étrangère des Vosges

 

 

 

 

 

 

 

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R
Il n'est pas besoin de regarder les journaux télévisés ou de partir au bout du monde pour découvrir des héros, ils sont là tout près au milieu de nous, il suffit d'ouvrir les yeux et nos coeurs.
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À propos

Bulletin de liaison des royalistes vosgiens d'action française